La Blockchain différenciante avec l’exemple de L’ Atelier V

Sujet(s) :
AGROVIF,  Enjeux IAA,  ERP,  Industrie 4.0
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“86% des consommateurs réclament plus de transparence de la part des marques alimentaires.*”

L’atelier V* relève le défi d’une alimentation positive. L’atelier élabore des recettes 100% bio et végétales à base de légumineuses biologiques françaises. Ces produits veggies sont distribués en réseaux spécialisés en France et en Belgique.
Pour traduire concrètement ses engagements RSE et en matière de développement durable, l’entreprise de 18 personnes met en place une blockchain.

Accompagné par Blockchain Agency pour appréhender la technologie et l’encadrer juridiquement, L’atelier V* s’est orienté vers une blockchain permissive qui concerne, pour l’instant, sa gamme de houmous.

Son but ? Répondre aux exigences de transparence de ses consommateurs tout en valorisant l’ensemble des acteurs de la chaîne nourricière, et notamment ses filières d’approvisionnement. L’enjeu est de taille car à ce stade l’entreprise souhaite convaincre ses partenaires en étant elle-même complètement opérationnelle sur le sujet. Les informations qui alimentent sa blockchain, de la réception des matières premières à l’expédition des produits finis sont en partie issues de son logiciel ERP.

Point clé, les informations intégrées sont pilotées et maîtrisées. L’idée est d’étendre ce périmètre interne en proposant à ses sous-traitants/fournisseurs/clients d’intégrer leurs propres informations dans cette blockchain, les plaçant ainsi sur un pied d’égalité avec L’atelier V*. Une façon de repenser les échanges en initiant une gouvernance partagée.

En plus de valoriser les informations de traçabilité, de faciliter les exercices de traçabilité, la blockchain donne l’opportunité de répartir de la valeur tout au long de la filière. Les mêmes bénéfices sont constatés par Terres du Sud, 1ère coopérative agricole du lot-et-garonne, acteur majeur du Sud-Ouest qui a initié un projet blockchain avec Connecting Food pour ses magrets de canard il y a un an et souhaite décliner le projet à l’ensemble de sa filière canard.

*Source : Étude Opinion Way / French Food Capital – 2019