COVID-19 : les difficultés des industries agroalimentaires relevées par l’ANIA

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Enjeux IAA
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L’enquête menée par l’ANIA met en exergue les premiers effets de la crise : les industries agroalimentaires se montrent réactives et font front malgré les nombreuses difficultés. La crise du Covid19 ressentie par les IAA en 3 points.

 

Du 24 au 27 mars l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) a interrogé près de 550 industries du secteur agroalimentaire implantées sur l’ensemble du territoire, toutes catégories confondues, près de 80% de TPE et PME, 17 % d’ETI et 3 % de Grands-Groupes. L’objectif ? Mesurer l’impact de la crise liée au Covid19 et définir une cartographie à date, des problèmes constatés sur le terrain.

Premier constat général et positif, les industries agroalimentaires se sont adaptées rapidement pour assurer le maintien de leur activité : strict respect des mesures sanitaires, organisation du travail, gestion des fournisseurs et des transports et approvisionnement des clients.

Ce baromètre met en lumière plusieurs réalités économiques et organisationnelles pour la 1ère industrie de France :

1. L’incidence directe sur le chiffre d’affaires et l’activité des IAA

L’étude révèle une importante disparité : certaines entreprises sont confrontées à une très forte hausse de leur production quand d’autres à l’inverse, voient leurs commandes diminuer. Celles, par exemple, qui fournissent habituellement la restauration hors domicile, ou encore les petits acteurs locaux sont en grande difficulté. Près de 80% des entreprises évoquent une baisse de chiffre d’affaires en mars 2020.
Plus d’un tiers des entreprises estiment que la crise actuelle a déjà entraîné la fermeture de sites de production. Pour l’ANIA, les mesures d’aide à la trésorerie et à l’emploi apportées vont dans le bon sens.

2. La nécessaire adaptation en fonction de la main d’oeuvre

En matière d’organisation du travail, le taux d’absentéisme reste à ce jour bas mais pour les 45% d’entreprises confrontées à cette pénurie de main d’oeuvre le taux est en moyenne de 20%. Pour 30%, le recours au chômage partiel est une réalité. Les mesures sociales en faveur de l’emploi et l’activité (clarification et fluidification du recours du chômage partiel assouplissement du code du travail ) sont, selon l’étude, un facteur de relance à l’activité.

3. Des processus de production et de transformation perturbés

40% des entreprises rencontrent des difficultés d’approvisionnement notamment en termes d’emballages et de matières premières agricoles. Une majorité  des IAA ont remonté des difficultés de logistique et de transport conduisant à une hausse des coûts. Pour une entreprise sur 2 répondant à cette enquête, cela signifie une vraie difficulté, voire une impossibilité, à livrer ses clients.

 

Source : Baromètre ANIA mars 2020