Les 6 grands défis de la supply chain agroalimentaire

Sujet(s) :
AGROVIF,  Supply Chain
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3 min

Un contexte économique et réglementaire changeant, des cycles de vie de produits de plus en plus courts, des innovations constantes, des exigences clients de plus en plus fortes, la conquête de nouveaux marchés, des contraintes métiers omniprésentes…

La supply chain agroalimentaire est confrontée à des défis quotidiens de plus en plus complexes…

La Supply Chain puissant accélérateur de développement

C’est une question de vie ou de mort pour les entreprises agroalimentaires, si le service n’est pas au rendez-vous, elles sont déréférencées (en GMS) » souligne Jean-Philippe GUILLAUME, Directeur des rédactions SUPPLY CHAIN MAGAZINE, qui animait cette matinale.

« Nous sommes en permanence entre ruptures et dégagements. Quand on est en promotion chez un client, le taux de service c’est 100 %. Quand un client décale une promo, la semaine suivante, je vais casser des produits et couper le client en même temps (avec les pénalités induites) » renchérit Joël BOURGEAIS, Directeur Supply Chain d’EURIAL.

Pendant 3 heures et devant plus de 70 participants, 5 professionnels expérimentés ont croisé leurs expériences riches, variées et construites dans des filières et des tailles d’entreprises très différentes.

Joël BOURGEAIS, Directeur Supply Chain, EURIAL

« La recherche de rentabilité et de performance de l’entreprise passe aussi par le positionnement stratégique. Par 2 fois nous avons cédé des activités pour être parmi les 1ers sur certains métiers (mozarella, fromages de chèvre…). »

Audrey BRET,  Directrice Supply Chain RÉGILAIT

« En France, on est sur un marché en décroissance, on a dû s’adapter à de nouveaux marchés, à l’export ou en B to B et avoir une vision beaucoup plus transversale qu’auparavant pour essayer de raisonner en coûts complets. On a mis en place un S&OP… ce processus à cycle mensuel, qui permet de se poser toutes les questions pour faire un choix de canal de distribution, de produits, de typologie de fabrication. »

Laurent JAMIER, Directeur des Opérations, MERALLIANCE

« Pour rester rentable, il faut bien connaître ses compétiteurs et avoir une stratégie. Cela passe notamment par l’innovation mais aussi la flexibilité. Être à l’écoute des clients et collaborer avec eux. En fin d’année on s’engage sur 100 % des prévisions partagées entre MERALLIANCE et les distributeurs. »

Il en ressort que la Supply Chain est un accélérateur puissant de développement. Au service de la stratégie, elle peut libérer des gisements importants de gains, améliorer substantiellement le service client et se révéler une arme décisive de  différenciation concurrentielle, comme l’expliquait Laurent ARQUETOUT, Directeur des opérations VINS RICHARD : « Un élément différenciant face à nos concurrents, c’est notre capacité à mobiliser 1 an de récolte afin de sécuriser les approvisionnements de nos clients restaurateurs, quelle que soit l’évolution de leur activité. Nous les libérons ainsi du portage physique et financier du stock afin qu’ils puissent se concentrer sur leur métier ».

« L’OPÉRATIONNEL APPORTE DES RÉSULTATS, LA STRATÉGIE DE LA PÉRENNITÉ »
Joël BOURGEAIS

Comment relever ces challenges ?

3 pistes de réflexion ont été tracées.

  • Mutualiser les flux en collaborant avec les clients et entre industriels car « les économies peuvent être substantielles : de l’ordre de 20 % sur des volumes significatifs de 50 à 100 000 tonnes par an » selon Guy BOURHIS, consultant, JBG CONSULTANTS.
  • Confier à la Supply Chain un vrai rôle d’orchestration des moyens au service des clients et de la rentabilité de l’entreprise.
  • Aligner la stratégie avec les opérations grâce à un processus S&OP (Sales & Operations Planning) structuré et pragmatique.

Extrait d’une matinale Supply Chain AGROVIF 2014